1- Justification de l’évaluation
Indiquer brièvement ce qui justifie l’évaluation :
- Rappeler le nom du projet concerné et comment cette évaluation a été décidée (prévue au départ de l’action, demandée par le partenaire ou autre instance en cours de route……)
- Mentionner le service commanditaire de l’évaluation (avec position par rapport à l’objet évalué).
Le projet « Actrices du Changement : autonomisation des femmes et mobilisation communautaire pour l’égalité et la paix », mis en œuvre dans les localités de Bangui, Landja/Mboko, Bouboui, Sibut, Ngoumbele et Galafondo, vise à renforcer l’autonomisation des femmes et des jeunes filles à travers des actions de renforcement des capacités, d’inclusion socio-économique, de participation citoyenne et de consolidation de la paix.
Conformément aux dispositions prévues dans le cadre du projet et aux exigences de redevabilité envers les partenaires techniques et financiers, une évaluation externe finale a été programmée à l’issue des deux premières années de mise en œuvre. Cette évaluation constitue une étape essentielle permettant d’apprécier les résultats obtenus, de mesurer les changements induits auprès des bénéficiaires et d’identifier les enseignements susceptibles d’améliorer les futures interventions.
L’évaluation répond également à la volonté du consortium de disposer d’une analyse indépendante de la pertinence, de l’efficacité, de l’efficience, de l’impact, de la cohérence et de la durabilité des actions mises en œuvre, conformément aux critères du CAD/OCDE. Elle sera complétée par un audit visant à apprécier la conformité de la gestion financière et administrative du projet.
Cette évaluation est commanditée par l’Ambassade de France en collaboration avec ses partenaires de mise en œuvre : le consortium DCA – CATDEC – Fondation VEGAS, représenté par l’équipe de gestion du projet. En tant qu’instance responsable de la mise en œuvre et du suivi du projet, le consortium agit comme commanditaire de l’évaluation tout en veillant à garantir l’indépendance du processus d’appréciation à travers le recrutement d’un consultant ou cabinet externe.
2- Présentation du projet évalué
FEF « Sortir des stéréotypes de genre pour réussir ensemble ».
2.1- Contexte à l’origine du projet
En RCA, les normes socio-culturelles renforcent les inégalités de genre et limitent l’accès des femmes et des filles à l’éducation, à l’emploi, aux instances décisionnelles et aux services de base. Ces normes, associées à la crise prolongée, exacerbent les violences basées sur le genre (VBG), avec 16 200 cas recensés entre janvier et septembre 2024, dont 34 % de viols (GBVIMS). Les violences sexuelles liées aux conflits ont augmenté de 66 % en un an (HCDH 2024).
Les femmes et filles, en particulier les jeunes, sont à la fois surchargées par des attentes sociales rigides et exclues des processus de paix, souvent perçues comme inaptes à comprendre ou gérer les conflits (Conciliation Resources Working with Gender Norms to Strengthen Young People’s Role in Peacebuilding, 2025).
Le projet répond à ces besoins en s’appuyant sur l’expérience de Conciliaion Resources, Search for Common Ground, Dan Church Aid et CATDEC dans la Kémo (Sibut, Dékoa), la Nana Gribizi (Kaga Bandoro) et Bangui, où les organisations mettent en œuvre depuis plusieurs années des projets genre et consolidation de la paix.
Le diagnostic repose sur cette expérience terrain et sur des données secondaires comme l’analyse HNRP et l’évaluation MSNA 2024. Cette base solide permet une compréhension contextualisée des freins à l’égalité de genre.
2.2- Objectifs et caractéristiques du projet
Finalité et objectifs du projet
L’objectif global du projet est de promouvoir l’autonomisation des femmes en luttant collectivement contre les stéréotypes de genre. Le présent projet vise à modifier les normes, les attentes, les coutumes et les comportements liés au genre qui perpétuent les liens entre les jeunes hommes et la violence, et qui privent les jeunes femmes de leur pouvoir en les excluant des processus de consolidation de la paix.
Dans un contexte marqué par des crises récurrentes, des tensions intercommunautaires et une exclusion persistante des femmes des espaces décisionnels, le projet vise à répondre à deux problématiques centrales : i) la faible participation des femmes – en particulier des jeunes femmes, dans les mécanismes de gouvernance locale et de résolution des conflits, ii) la persistance de normes sociales et culturelles qui limitent leur autonomie, renforcent les inégalités et perpétuent les violences fondées sur le genre.
Pour y répondre, le projet a mis en œuvre une approche transformatrice du genre, fondée sur trois axes :
- le renforcement des capacités individuelles (leadership, plaidoyer, compétences économiques),
- le soutien à des dynamiques collectives locales (groupes de femmes, réseaux communautaires mixtes, plateformes d’allié.e.s),
- et l’évolution des normes sociales et des pratiques communautaires (dialogue, mobilisation d’acteurs religieux et traditionnels, sensibilisation des hommes et garçons).
En complément, le projet a accompagné la structuration des OSC travaillant sur le genre, afin de renforcer leur rôle d’acteurs clés de la prévention des conflits.
Composantes du projet et rôles des partenaires
Le projet a été mis en œuvre à travers plusieurs composantes complémentaires :
Composante 1 : Comprendre et sensibiliser les communautés autour de l’impact des normes de genre dans leur vie quotidienne.
Objectif 1 : Les jeunes femmes et les jeunes hommes dirigent les efforts visant à transformer les normes, les coutumes et les comportements sexistes néfastes au sein de leurs communautés.
- Activités mises en œuvre la première année du projet par le partenaire Conciliation Ressources
Objectif 2 : Les détenteurs du pouvoir sont plus réceptifs à l’intégration des préoccupations des jeunes femmes dans les processus de consolidation de la paix et à la promotion d’une masculinité positive parmi les jeunes hommes de leurs communautés.
- Activités mises en œuvre la première année du projet par le partenaire Conciliation Ressources
Objectif 3 : Les principales parties prenantes sont exposées à l’apprentissage et aux meilleures pratiques en matière d’approches transformatrices de l’égalité entre les hommes et les femmes, qui peuvent être transposées à plus grande échelle.
- Activités mises en œuvre la première année du projet par le partenaire Conciliation Ressources et reprise en année deux par le partenaire DCA.
Objectif 4 : Les communautés sont sensibilisées et mobilisées en faveur de l’égalité de genre, de la prévention des conflits et de la participation active des femmes et des hommes.
- Activités mises en œuvre la deuxième année du projet par le partenaire DCA et CATDEC.
Composante 2 : Développer et soutenir le leadership des OSC travaillant sur le genre
Objectif 1 : identifier les OSC en capacité de mettre en œuvre des micro-projets ciblant les stéréotypes de Genre.
- Activité mise en œuvre la première année par le partenaire Search for common ground
Objectif 2 : Doter 200 membres des OSC des capacités nécessaires pour la conception de projet, la mise en réseau et le développement d’opportunités.
- Activité mise en œuvre la première année par Search for common ground et la deuxième année par le partenaire DCA
Objectif 3 : les OSC sont en capacité de mettre en œuvre des micro-projets répondant aux besoins identifiés par la jeunesse.
- Activité mise en œuvre par le partenaire DCA
Objectif 4 : Soutenir la structuration, le renforcement institutionnel, les actions de sensibilisation et le plaidoyer des organisations locales engagées en faveur de l’égalités de genre et de la consolidation de la paix.
- Activité mise en œuvre par le partenaire DCA
Composante 3 : Renforcer l’autonomisation économique et les capacités de leadership des femmes, afin qu’elles deviennent des actrices du changement au sein de leurs communautés
Objectif 1 : Les femmes acquièrent les compétences et les ressources nécessaires pour renforcer leur autonomie économique et leur leadership.
- Activité mise en œuvre par le partenaire DCA
Les bénéficiaires directs du projet sont de 675 jeunes vulnérables âgés de 18 à 35 ans de Sibut, de Bangui et sa périphérie. Au moins 538 femmes sont des bénéficiaires directs du projet.
Par ailleurs, 16 OSC locales à Bangui et Sibut, composées de militant.e.s volontaires ou professionnel.le.s engagé.e.s sur les thématiques de genre, paix et cohésion sociale ont bénéficié du projet.
Le projet a été mis en œuvre par différents partenaires. La première année du projet, l’ONG internationale Conciliation Ressources et Search for Common Ground étaient les opérateurs du FEF. La seconde année, les partenaires ont été modifiés et le choix s’est porté sur le consortium composé de DCA (DanChurchAid), CATDEC et de la Fondation VEGAS.
- Conciliation Ressources assurait la coordination et la mise en œuvre des activités de la composante 1 du projet.
- Search for Common Ground assurait la coordination et la mise en œuvre des activités de la composante 2 du projet.
- DCA assurait la coordination générale du projet, le suivi stratégique, la gestion administrative et financière de ses partenaires.
- CATDEC contribuait à la mise en œuvre des activités de terrain, au suivi des organisations de la société civile et à l’accompagnement des bénéficiaires.
- Fondation VEGAS participait à la mobilisation communautaire, au renforcement des capacités des femmes et aux actions de sensibilisation et de cohésion sociale.
Par ailleurs, en année 2 du projet, l’Ambassade de France a mis en œuvre des activités directement avec des partenaires locaux :
- ONG Mbe Sue
- ONG My beautifull day
- Fondation Mukuwege
- ONG Les Communautaires
- Association AUDH
- ONG Prodiges bien-être
- Jo de Luxe
Champ géographique
Le projet a été mis en œuvre en République Centrafricaine dans les localités de :
- Bangui ;
- Landja/Mboko ;
- Bouboui ;
- Sibut ;
- Ngoumbele ;
- Galafondo.
Les zones ont été étendues en année 2 en prenant en plus les quartiers de Landja, Boubouti, Ngoumbele, Galafondo.
L’intervention couvrait ainsi à la fois des zones urbaines et rurales afin de répondre aux besoins spécifiques des communautés ciblées.
Champ temporel
Le projet a été exécuté sur une période de deux années consécutives (Année 1 et Année 2), conformément au calendrier approuvé lors de son lancement.
Bénéficiaires du projet
Le projet ciblait principalement :
Bénéficiaires directs
- Les femmes et jeunes filles bénéficiaires des activités de formation, d’accompagnement et d’autonomisation ;
- Les organisations de la société civile partenaires ;
- Les femmes leaders communautaires ;
- Les membres des groupements économiques soutenus ;
- Les acteurs communautaires impliqués dans les actions de cohésion sociale.
Selon les données du projet, l’intervention a directement touché :
- 675 bénéficiaires directs ;
- 16 organisations de la société civile accompagnées.
Bénéficiaires finaux
Les bénéficiaires finaux comprennent :
- Les familles des participantes ;
- Les communautés des zones d’intervention ;
- Les structures communautaires renforcées ;
- Les populations bénéficiant indirectement d’une meilleure participation des femmes à la gouvernance locale, au développement économique et aux initiatives de paix.
À travers le renforcement des capacités des femmes et des organisations partenaires, le projet visait à générer des effets durables sur la cohésion sociale, l’égalité de genre et le développement local dans l’ensemble des communautés ciblées.
2.3- Déroulement du projet et dernier état connu avant évaluation
1. Exécution du projet
Le projet devait normalement être mis en œuvre sur les deux années avec les partenaires Conciliation Resources et Search for Common Ground.
A la fin de la première année d’exécution, l’Ambassade de France a pris la décision de ne pas reconduire le contrat avec ces deux partenaires. Les deux organisations avaient pris beaucoup de retard sur la mise en œuvre des activités. L’atteinte des indicateurs sur l’année 1 n’a donc pas été rempli (particulièrement pour la composante 2 et une partie des objectifs de la composante 1). Par ailleurs, le suivi opérationnel et les reporting étaient jugés peu qualitatifs. Enfin des tensions entre Conciliation Resources et son partenaire opérationnel GEPAD ont fragilisé la mise en œuvre de certaines activités.
Au vu de ces éléments, l’Ambassade de France a choisi de travailler avec un nouveau partenaire pour la deuxième année du projet : l’ONG Dan Church Aid (DCA). DCA
Ce choix a été motivé par plusieurs éléments. Tout d’abord la présence de DCA à Sibut et à Bangui, les deux zones d’intervention du projet. De plus, la Fondation Vegas (partenaire mobilisé sur l’année 1 du projet) est un partenaire régulier de DCA. Les activités à Sibut pouvaient ainsi se poursuivre avec la fondation Vegas. Enfin, DCA est un acteur reconnu sur les questions de genre, analyse de conflit et l’engagement communautaire. Ils ont les capacités et les outils pour continuer le projet.
Malgré une première année de projet peu efficiente, la mise en œuvre des activités sur la deuxième année s’est déroulée conformément aux orientations stratégiques et au calendrier général prévus. Les activités principales de renforcement des capacités, de sensibilisation communautaire, de plaidoyer, d’accompagnement des organisations de la société civile et d’autonomisation des femmes ont pu être réalisées dans les zones ciblées.
Toutefois, certaines contraintes ont affecté le rythme d’exécution du projet. Parmi les principales difficultés rencontrées figurent :
- La reprise d’un projet déjà entamé à complexifier le démarrage des activités ;
- Les contraintes logistiques liées à l’accessibilité de certaines zones d’intervention ;
- Les aléas sécuritaires ponctuels ayant parfois limité les déplacements des équipes et des bénéficiaires ;
- Les difficultés de mobilisation des participants à certaines périodes en raison des activités socio-économiques et agricoles ;
- Les capacités organisationnelles variables des organisations partenaires nécessitant un accompagnement plus soutenu que prévu initialement ;
- Certaines contraintes administratives et opérationnelles ayant occasionné des ajustements du calendrier de mise en œuvre.
Afin de garantir l’atteinte des objectifs, plusieurs adaptations ont été réalisées en concertation avec les partenaires, notamment l’ajustement du calendrier de certaines activités, le renforcement du coaching des OSC partenaires et l’intensification du suivi de proximité auprès des bénéficiaires.
Aucune activité majeure n’a été abandonnée. Certains réaménagements opérationnels ont toutefois été effectués afin de tenir compte du changement d’opérateurs, des activités déjà réalisées ou abandonnées.
Par ailleurs, en deuxième année du projet, une nouvelle composante a été créée « Renforcer l’autonomisation économique et les capacités de leadership des femmes » afin d’optimiser et de renforcer l’impact du projet sur un groupe de bénéficiaires.
2. Gouvernance du projet
En première année la gouvernance du projet reposait sur une coordination entre Conciliation Resources et Search For Common Ground. L’Ambassade de France organisait 1 réunion technique par mois de suivi des activités ainsi qu’un copil une fois par an.
En seconde année, la gouvernance du projet reposait sur le consortium DCA – CATDEC – Fondation VEGAS.
Le dispositif de pilotage comprenait :
- Une coordination générale assurée par DCA ;
- Un mécanisme de concertation régulière entre les partenaires de mise en œuvre ;
- Des réunions techniques périodiques de suivi et de planification ;
- Des missions conjointes de supervision terrain ;
- Des cadres d’échanges avec les organisations bénéficiaires, les autorités locales et les leaders communautaires.
Les réunions de coordination ont été organisées régulièrement tout au long du projet avec l’Ambassade de France afin d’assurer le suivi des activités, l’analyse des progrès réalisés et la résolution des difficultés rencontrées.
Les procès-verbaux, comptes rendus de réunions, rapports de suivi et autres documents de gouvernance sont disponibles et pourront être mis à la disposition de l’équipe d’évaluation.
3. Dernier état connu des activités réalisées
À la date de lancement de l’évaluation finale, la majorité des activités prévues a été réalisée.
Les principales réalisations comprennent notamment :
- La réalisation d’une étude de référence sur les stéréotypes de genre et les mécanismes de discrimination ;
- La formation de jeunes leaders communautaires sur le genre, le leadership, la participation citoyenne et la consolidation de la paix ;
- L’élaboration et la mise en œuvre de plans d’actions communautaires visant à promouvoir l’égalité de genre ;
- L’organisation de campagnes de sensibilisation, de dialogues communautaires et d’émissions radiophoniques ;
- Le renforcement des capacités organisationnelles, techniques et institutionnelles des organisations de la société civile partenaires ;
- L’accompagnement des organisations bénéficiaires dans leurs actions de plaidoyer et de mobilisation communautaire ;
- La mise en œuvre d’activités favorisant l’autonomisation économique des femmes et leur participation à la vie communautaire ;
- La promotion du leadership féminin et de la participation des femmes aux espaces de décision locale.
Selon les données de suivi disponibles, le projet a directement touché plusieurs centaines de bénéficiaires individuels et accompagné les organisations de la société civile ciblées dans le cadre du projet.
Les consultants auront accès à l’ensemble de la documentation disponible, notamment :
- Le document de projet ;
- Le cadre logique et la théorie du changement ;
- Les rapports narratifs et financiers ;
- Les bases de données de suivi des indicateurs ;
- Les rapports de formation ;
- Les rapports de missions de suivi ;
- Les outils et bases de données de collecte ;
- Les procès-verbaux des réunions de coordination ;
- Les études, enquêtes et rapports de capitalisation disponibles ;
- Les éventuelles évaluations intermédiaires réalisées durant le projet.
4. Dernier état financier connu
Au moment du lancement de l’évaluation finale, le projet présente un niveau d’exécution budgétaire global satisfaisant au regard des activités réalisées.
Les dépenses engagées concernent principalement les composantes suivantes :
- Coordination et gestion du projet ;
- Renforcement des capacités des OSC ;
- Sensibilisation communautaire et communication ;
- Autonomisation économique et leadership des femmes ;
- Suivi-évaluation, apprentissage et capitalisation ;
- Logistique et fonctionnement.
Le taux d’exécution budgétaire global ainsi que les dépenses détaillées par composante seront mis à la disposition des consultants lors de la mission. Les éventuels écarts constatés entre les prévisions initiales et les dépenses réalisées seront documentés et justifiés à partir des rapports financiers, des réallocations budgétaires approuvées et des décisions de gestion prises au cours du projet.
L’ensemble des documents financiers, états de dépenses, pièces justificatives, rapports financiers et procédures de gestion sera accessible à l’équipe d’évaluation et d’audit afin de permettre une analyse complète de l’efficience financière et de la conformité des dépenses.
3- Objectifs de l’évaluation
L’évaluation finale du projet « Sortir des stéréotypes de genre pour réussir ensemble » poursuit à la fois des objectifs rétrospectifs de redevabilité et des objectifs prospectifs d’apprentissage et d’amélioration des interventions futures.
3.1 Objectifs à visée rétrospective
L’évaluation devra permettre de :
- Dresser un bilan consolidé de la mise en œuvre du projet sur l’ensemble de sa période d’exécution ;
- Analyser la pertinence du projet au regard des besoins des femmes, des jeunes filles, des organisations de la société civile et des communautés bénéficiaires ;
- Évaluer le niveau d’atteinte des objectifs, résultats et indicateurs prévus dans le document de projet ;
- Examiner l’efficacité des stratégies et approches mises en œuvre pour atteindre les résultats escomptés ;
- Apprécier l’efficience de l’utilisation des ressources humaines, matérielles et financières mobilisées ;
- Analyser les effets et les changements générés par le projet auprès des bénéficiaires directs et indirects ;
- Évaluer la contribution du projet au renforcement de l’autonomisation des femmes, du leadership féminin, de la participation citoyenne et de la consolidation de la paix ;
- Examiner la durabilité des acquis obtenus et les mécanismes mis en place pour assurer leur pérennisation ;
- Identifier les facteurs internes et externes ayant facilité ou limité l’atteinte des résultats.
L’évaluation devra également mesurer les écarts éventuels entre les résultats prévus et les résultats effectivement atteints, tout en analysant les causes de ces écarts.
3.2 Objectifs à visée prospective
À partir des constats réalisés et des enseignements tirés de la mise en œuvre du projet, l’évaluation devra :
- Identifier les bonnes pratiques, innovations et approches ayant démontré leur efficacité ;
- Mettre en évidence les leçons apprises susceptibles d’améliorer les futures interventions ;
- Formuler des recommandations stratégiques, opérationnelles et institutionnelles destinées au consortium et à ses partenaires ;
- Proposer des pistes de consolidation et de pérennisation des résultats obtenus ;
- Identifier les conditions nécessaires à la réplication ou à l’extension des actions les plus pertinentes dans d’autres zones d’intervention ;
- Alimenter la réflexion stratégique des partenaires sur les futures initiatives en matière d’égalité de genre, d’autonomisation économique des femmes, de participation citoyenne et de consolidation de la paix ;
- Contribuer à l’amélioration des mécanismes de gouvernance, de suivi-évaluation, de partenariat et de gestion des projets similaires.
Les conclusions et recommandations de l’évaluation devront permettre aux partenaires DCA – CATDEC – Fondation VEGAS, Conciliation Resources, Search for Common Ground, et à l’Ambassade de France de renforcer l’impact, la qualité et la durabilité des futures interventions en faveur des femmes et des communautés locales.
4- Prestation demandée
La prestation attendue consiste à réaliser une évaluation finale externe du projet FEF « Sortir des stéréotypes de Genre pour réussir ensemble », conformément aux objectifs et aux critères définis dans les présents termes de référence.
L’évaluation devra permettre d’apprécier la performance globale du programme, les résultats obtenus par les organisations de la société civile partenaires et les effets générés auprès des bénéficiaires et des communautés ciblées.
La prestation s’articule autour de trois volets complémentaires :
4.1 Élaboration d’un bilan consolidé du programme
Le consultant ou cabinet devra établir un bilan consolidé de la mise en œuvre du programme sur l’ensemble de sa période d’exécution (deux années d’exécution). Ce bilan devra présenter les principales activités réalisées, les résultats obtenus, le niveau d’atteinte des objectifs et des indicateurs ainsi que la contribution des différentes organisations partenaires aux résultats du programme.
4.2 Analyse des questions évaluatives
L’évaluation devra répondre aux principales questions évaluatives définies dans les présents termes de référence, en s’appuyant sur les critères du CAD/OCDE, à savoir :
- La pertinence ;
- La cohérence ;
- L’efficacité ;
- L’efficience ;
- L’impact ;
- La durabilité.
L’analyse devra prendre en compte à la fois les résultats des initiatives portées par les organisations partenaires et la performance globale du programme.
4.3 Conclusions, enseignements et recommandations
Sur la base des constats et analyses réalisés, le consultant ou cabinet formulera des conclusions argumentées concernant la performance du programme ainsi que des recommandations stratégiques, opérationnelles et institutionnelles destinées au consortium, aux organisations partenaires et aux partenaires techniques et financiers.
Ces recommandations devront contribuer à l’amélioration des futures interventions, à la consolidation des acquis du programme et à la pérennisation des résultats obtenus auprès des bénéficiaires et des communautés ciblées.
4.1 Bilan consolidé
Le bilan consolidé portera sur l’ensemble du projet FEF ainsi que sur les initiatives mises en œuvre par les organisations de la société civile (OSC) partenaires accompagnées dans le cadre du projet.
Il devra permettre d’apprécier de manière globale le niveau de mise en œuvre du programme, les résultats obtenus par les OSC partenaires et la contribution de ces résultats à l’atteinte des objectifs du programme.
Le bilan consolidé comprendra notamment :
- Historique de la mise en œuvre du programme
Le consultant réalisera une analyse synthétique de la mise en œuvre du programme en identifiant les principales étapes de son exécution ainsi que les événements ayant influencé son déroulement.
Cette analyse devra notamment mettre en évidence :
- Les principales phases de mise en œuvre du programme ;
- Les éventuels ajustements apportés aux activités ou à la stratégie d’intervention ;
- Les facteurs contextuels ayant influencé positivement ou négativement l’exécution du programme ;
- Les difficultés rencontrées et les mesures correctives mises en place ;
- Les principaux enseignements tirés de la gestion du programme.
- Analyse des activités réalisées
Le consultant établira un état consolidé des activités réalisées à l’échelle du programme et des initiatives soutenues par les OSC partenaires.
L’analyse devra notamment porter sur :
- Les activités de renforcement des capacités des OSC ;
- Les actions de sensibilisation communautaire et de plaidoyer ;
- Les activités de promotion de l’égalité de genre ;
- Les initiatives d’autonomisation économique des femmes ;
- Les actions de participation citoyenne et de consolidation de la paix ;
- Les activités de suivi-évaluation, de coordination et de capitalisation.
- Analyse des résultats et des indicateurs
Le consultant analysera les résultats obtenus en se référant aux indicateurs de réalisation, de résultat et d’impact définis dans le document de projet et les cadres de suivi du programme.
L’analyse devra permettre :
- D’apprécier le niveau d’atteinte des objectifs du programme ;
- D’évaluer les résultats obtenus par chacune des OSC partenaires ;
- De mesurer les changements observés auprès des bénéficiaires ;
- D’identifier les écarts entre les prévisions et les réalisations ;
- D’expliquer les facteurs ayant influencé les performances observées.
- Analyse du suivi, de la gouvernance et des partenariats
Le bilan consolidé examinera également :
- Les mécanismes de pilotage et de gouvernance du programme ;
- La qualité du suivi technique et financier ;
- Le fonctionnement du consortium DCA – CATDEC – Fondation VEGAS ;
- La qualité de l’accompagnement fourni aux OSC partenaires ;
- Les relations avec les autorités locales, les leaders communautaires et les autres parties prenantes.
- Analyse de l’exécution financière
Le consultant réalisera une analyse du niveau d’exécution budgétaire du programme en examinant :
- Le niveau global de consommation des ressources ;
- L’exécution financière par composante du programme ;
- Les éventuels écarts entre les prévisions budgétaires et les dépenses réalisées ;
- Les facteurs expliquant ces écarts ;
- La cohérence entre les ressources mobilisées et les résultats obtenus.
Le bilan consolidé devra être accompagné de tableaux récapitulatifs présentant les objectifs initiaux, les indicateurs, les valeurs cibles, les réalisations observées ainsi que les taux d’atteinte correspondants.
Ce bilan constituera la base factuelle de l’analyse évaluative et des conclusions qui seront développées dans les sections suivantes du rapport.
4.2 Questions évaluatives
Pertinence
- Le projet a-t-il été pertinent au regard des besoins identifiés ?
- La logique d’intervention du projet et les solutions proposées étaient-elles adaptées aux publics cibles et au contexte ?
Cohérence :
- Dans quelle mesure le projet a-t-il été cohérent et complémentaire d’autres initiatives similaires financées par la France ou d’autres bailleurs ?
Efficacité/Impacts
Dans quelle mesure le projet FEF a-t-il atteint ses objectifs et produit les effets escomptés ?
- Dans quelle mesure le projet FEF a-t-il permis de transformer les normes de genre et les comportements sexistes dans les communautés ciblées ?
- Le projet a-t-il contribué à mobiliser davantage les femmes et les hommes en faveur de l’égalité de genre et dans la prévention des conflits ?
- Dans quelle mesure les micro-projets soutenus par les OSC ont-ils atteint leurs résultats escomptés et quels effets produits ?
- Quels ont été les effets des formations organisées auprès des Osc ?
- Dans quelles mesures les actions du projet ont-elles permis de renforcer l’autonomisation économique des femmes ciblées ?
Efficience
- Quel est le niveau d’efficience du projet FEF ?
- Les résultats du projet sont-ils à la mesure des sommes dépensées ?
Durabilité :
- Les résultats et les effets produits par le projet FEF sont-ils susceptibles de perdurer ?
Dans les réponses apportées, il est important que l’évaluation rende compte de l’effectivité du caractère innovant du projet. De même, l’évaluation devra dresser un constat sur l’effectivité des marqueurs CAD définis lors de la conception du projet.
4.3 Conclusion et principaux enseignements de l’évaluation
Au terme de cette mission, le consultant ou cabinet retenu devra produire une analyse objective, crédible et documentée de la performance du projet, ainsi qu’une opinion d’audit fondée sur l’examen des pièces et procédures de gestion.
Les conclusions devront aider les partenaires et l’Ambassade de France à capitaliser les acquis, corriger les insuffisances et orienter les futures interventions dans une logique d’apprentissage, de redevabilité et d’amélioration continue.
L’Ambassade de France et le consortium DCA – CATDEC – Fondation VEGAS comptent sur l’expertise, la rigueur et l’engagement du/de la consultant(e) pour mener à bien cette mission essentielle et contribuer à un impact durable au sein des communautés de Bangui et Sibut.
5- Pilotage de l’évaluation
Un comité de pilotage sera institué et se réunira 3 fois au Bureau de DCA et à l’Ambassade de France, en présence des consultants dès le démarrage, lors de la remise du rapport provisoire et lors de la remise du rapport final. Il sera composé de représentants de l’Ambassade de France, DCA, CATDEC et VEGAS.
Le chef de projet et l’attachée de coopération du SCAC assurent la présidence du comité de pilotage. Il est l’interlocuteur privilégié des consultants pour l’organisation, la réalisation et gestion administrative de leur mission.
Les membres du comité de pilotage ont pour fonction de faciliter la mission d’évaluation (accès aux contacts et informations), de permettre l’expression de la variété des points de vue, d’apporter des éclairages utiles aux consultants et de commenter les rapports produits par l’équipe d’évaluation, sachant que cette dernière reste seule responsable du contenu et de la qualité du rapport final.
La validation des rapports donnant lieu à des financements est réalisée par le service commanditaire, après prise en compte des commentaires des membres du COPIL, dans le respect de l’indépendance des consultants.
6- Démarche et livrables
L’évaluation se déroulera en trois phases comme indiqué ci-après. Les phases s’enchaînent après validation de chaque livrable par le service commanditaire de l’évaluation (le SCAC et DCA).
- Cadrage
Basée sur des entretiens préliminaires et sur une première analyse de la documentation disponible, cette phase doit permettre de :
– Préciser les attentes du commanditaire, le champ et l’objet de l’évaluation,
– Finaliser la démarche méthodologique et le référentiel de l’évaluation,
– Finaliser la méthodologie mobilisée pour répondre aux questions évaluatives.
Pour préparer la note de cadrage et l’engagement du projet, une première réunion du COPIL sera organisée dès la sélection du prestataire. Lors de cette réunion, la documentation disponible et les contacts identifiés pour les entretiens des différentes phases seront communiqués aux consultants par le Chef de Projet et l’Attachée de coopération du SCAC.
- Livrable : la note de cadrage (15 pages maximum)
Elle rappellera le contexte et les objectifs de l’évaluation ; elle précisera les questions évaluatives (critères de jugement), la démarche méthodologique et les outils-moyens mobilisés pour le recueil des informations. Elle mentionnera un échéancier des investigations et une liste les personnes/structures à rencontrer aux différentes phases.
Délai : 15 jours maximum après le COPIL. Le Chef de Projet transmettra la note aux membres du COPIL pour commentaires qui seront communiqués aux consultants. Selon les besoins, une version corrigée de la note de cadrage tenant compte des commentaires pourra être demandée pour validation.
- Collecte et analyses évaluatives
Durant cette phase, les évaluateurs réaliseront les investigations prévues dans leur offre qui leur permettront de compléter et récolter les informations nécessaires à l’élaboration du bilan et à la formulation des premières réponses aux questions évaluatives.
- Livrable : le rapport d’analyse provisoire (30 pages maximum hors annexes)
Le rapport comprendra : le bilan consolidé provisoire du projet, les premiers éléments de réponses aux questions évaluatives, les hypothèses restant à confirmer, l’état des investigations restantes et l’échéancier.
Délai : le rapport provisoire sera remis 1 mois maximum après le COPIL du démarrage.
- Finalisation
Durant cette phase, les évaluateurs réaliseront les analyses nécessaires pour compléter leurs réponses aux questions évaluatives, établir leurs conclusions et proposer des recommandations.
- Livrables :
- Le rapport final (50 pages maximum hors annexes)
Le rapport comprendra : un sommaire, un résumé de 2 à 4 pages au maximum, un exposé de la méthodologie et ses limites, le bilan consolidé du projet, les réponses aux questions évaluatives, les conclusions et recommandations. Seront annexées : la liste des sigles et acronymes utilisés, la liste des personnes rencontrées, la documentation exploitée.
- La matrice de la fiche de synthèse de l’évaluation complétée (cf. annexe 2)
Cette matrice sera utilisée par la cellule EVA pour rédiger une fiche maquettée qui sera publiée sur le site du MEAE. Il est très important qu’elle respecte l’intégrité des résultats et que sa rédaction soit soignée, en respectant les consignes de limitation des caractères.
Délai : le rapport final sera remis 2 semaines maximum après le COPIL sur le rapport provisoire.
Tous les livrables seront adressés au Chef de Projet et à l’Attachée de coopération du SCAC qui se chargera de les diffuser aux membres du comité de pilotage avant leur réunion.
Les consultants sont invités à prendre en compte les commentaires des membres du COPIL dans le respect de leur indépendance.
Les livrables seront validés par le service commanditaire (Ambassade de France et DCA) par courrier électronique.
Les soumissionnaires peuvent proposer des amendements à cette organisation, s’ils le jugent nécessaire. Ils justifieront les modifications proposées qui ne pourront pas concerner la date d’achèvement des travaux.
7- Calendrier prévisionnel
Exemple :
Le calendrier prévisionnel de l’évaluation est le suivant :
Etapes ou tâches
Dates ou durées prévues
Date limite de dépôt des offres: 13/07/2026
Sélection du consultant: Semaine du 13/07/2026
COPIL de démarrage: Semaine du 20/07/2026
Remise de la note de cadrage: + 15 jours (semaine du 10/08/2026)
Validation de la note de cadrage: + 5 jours (semaine du 17/08/2026)
Remise du rapport provisoire: Semaine du 14/09/2026 (+ 1 mois estimé)
COPIL sur le rapport provisoire: + 5 jours (semaine du 21/09/2026)
Remise du rapport final et de la matrice de la fiche de synthèse: Semaine du 29/09/2026
COPIL sur le rapport final: Semaine du 05/10/2026
8- Budget
Le budget maximum disponible pour cette évaluation s’élève à 15000 € hors taxes.
9- Méthodologie
Revue documentaire
Le consultant réalisera une analyse approfondie de la documentation disponible relative au programme, notamment :
- Le document de projet et ses annexes ;
- Le cadre logique et la théorie du changement ;
- Les plans de travail et chronogrammes ;
- Les rapports narratifs et financiers ;
- Les rapports de suivi-évaluation ;
- Le tableau de suivi des indicateurs des années 1 et 2 ;
- Les bases de données des bénéficiaires ;
- Les rapports de formation et d’activités ;
- Les rapports des OSC partenaires ;
- Les procès-verbaux et comptes rendus de réunions ;
- Les rapports de missions de suivi ;
- Les études, enquêtes et documents de capitalisation produits durant le programme ;
- Les éventuelles évaluations intermédiaires ou études spécifiques réalisées.
9.1 Documentation disponible
- Etat de la documentation et des informations disponibles :
Lors du premier COPIL, le Chef de Projet et l’Attachée de coopération fourniront aux consultants la documentation disponible qu’il leur appartiendra de compléter.
Concernant les activités mises en œuvre, la documentation disponible est la suivante :
- Le document de projet et ses annexes ;
- Le cadre logique et la théorie du changement ;
- Les plans de travail et chronogrammes ;
- Les rapports narratifs et financiers ;
- Les rapports de suivi-évaluation ;
- Le tableau de suivi des indicateurs des années 1 et 2 ;
- Les bases de données des bénéficiaires ;
- Les rapports de formation et d’activités ;
- Les rapports des OSC partenaires ;
- Les procès-verbaux et comptes rendus de réunions ;
- Les rapports de missions de suivi ;
- Les études, enquêtes et documents de capitalisation produits durant le programme ;
- Les éventuelles évaluations intermédiaires ou études spécifiques réalisées.
9.2 Entretien avec les parties prenantes, partenaires et bénéficiaires
Entretiens individuels
- Représentants du consortium DCA – CATDEC – Fondation VEGAS ;
- Représentants de l’ONG Conciliation Resources et Search for Common Ground ;
- Responsables des 6 OSC partenaires ;
- Autorités administratives et locales ;
- Leaders communautaires ;
- Service de coopération de l’Ambassade de France.
9.3 Mission terrain
Des entretiens à distance pourront être envisagés comme alternative en cas d’évolution de la situation sanitaire ou politique du pays.
Le consultant effectuera des missions dans un échantillon représentatif des zones d’intervention du programme.
Les visites de terrain devront permettre :
- De vérifier les réalisations rapportées ;
- D’apprécier les changements observés auprès des bénéficiaires ;
- D’évaluer les acquis institutionnels des OSC partenaires ;
- D’identifier les bonnes pratiques et les leçons apprises ;
- D’analyser les perspectives de durabilité des résultats.
L’échantillonnage proposé devra couvrir les différentes catégories de bénéficiaires et tenir compte de la diversité géographique des interventions.
L’offre devra comprendre :
- Une proposition technique (maximum 20 pages) présentant la compréhension des contextes des objectifs de l’évaluation, la démarche méthodologique avec un descriptif des différents outils de collecte qui seront mobilisés, le calendrier prévisionnel
- Une répartition prévisionnelle du nombre de jours par phase, en utilisant l’annexe financière jointe
- Les CV des consultants mobilisés pour les travaux
- A adapter : pièces nécessaires à l’engagement (RIB, devis et le numéro de SIRET…)
Critères de sélection :
- Le/la consultant(e) en chef.fe devra disposer des atouts suivants :
- Niveau Bac+4 ou +5 en sciences économique, développement, gestion de projet, statistique, solides compétences analytiques et rédactionnelles ou domaine pertinent.
- Expérience confirmée (minimum 5 ans) en audit financier de projets.
- Expertise avérée en gestion de projet (Project Cycle Management PCM, théorie du changement, MEAL), gouvernance associative, expertise en genre et autonomisation des femmes, plaidoyer, genre et consolidation de la paix.
- Excellente connaissance du contexte centrafricain et des dynamiques de paix et conflits.
- Compétences pédagogiques avérées.
- Maîtrise du français ; la connaissance du Sango est un atout.
La sélection des offres sera fondée sur les critères énoncés ci-dessous avec leur pondération :
Compétences des experts dans le champ évalué (genre, égalité femme/homme, leadership féminin, projet Fonds Equipe France): 20
Compétences en matière d’évaluation de projet: 20
Compréhension des objectifs / besoins du commanditaire: 20
Approche méthodologique: 20
Nb de jours d’expertise mobilisés : 10
Prix: 10
ANNEXE 1, ANNEXE 2: Les consultants intéressés sont invités à télécharger les annexes ainsi que la matrice via le lien suivant: Chargement de Google Docs
How to apply
10- Modalité de réponses et critères de sélection de l’appel à projet
Les soumissionnaires sont invités à envoyer leur offre par mail au plus tard le 13 juillet à 17h00h à l’adresse suivante : [email protected]
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